27.9.10

[Drawing circles_petit détour explicatif]

1_le film : tout s’axe autour du cercle qui symbolise ici le cycle (et donc le recyclage). Un personnage se retrouve coincé à l’angle de deux frontières une verticale (la falaise) et l’autre horizontale (la mer). Le cercle dont ce personnage parle représente une forme rassurante, presque fœtale, mais aussi le travail de mémoire que nous faisons vis-à-vis de toute chose : elle trace des cercles comme pour entourer ce qu’elle veut garder d’un moment, tout circonscrire et penser ne rien perdre. Puis, recycler c’est créer à partir d’une chose un produit moins noble que celui d’origine : le souvenir n’est-il pas une vision dégradée d’une première impression et qui se dégrade encore et encore, s’enjolive de fantasmes ou se perd à jamais… Les sentiments ne sont-ils pas la redite perpétuelle d’une sensation première que l’on cherche ou recherche encore, où l’on s’use petit à petit à force d’aimer, d’être déçu et vivre simplement.

2_Les écrans : le film est déconstruit sur plusieurs écrans. Chaque télé a été récupérée dans la rue, donnée par des amis… une forme de recyclage pour ces objets maintenant obsolètes. Le découpage du film sur ces supports divers déconstruit l’image, la dégrade, la décale petit à petit. On parle de cercle à l’intérieur de tubes cathodiques qui renvoient une suite d’images rectangulaires, elles.

3_Le container : cette coque cubique devient l’écran, on regarde l’image déconstruite avec le recul qu’impose le container et l’on recompose à chaque seconde l’image originale, entière. On recycle mentalement des bouts d’impression pour se faire un tableau général de l’histoire de cette femme qui marche, trace des cercles coincée entre l’horizon et ses souvenirs.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire